Mardi 22 décembre 2009
2
22
/12
/2009
18:45
Dans la jungle, on aurait dit que tous les arbres
étaient décorés pour Noël. Une averse brutale avait laissé dans les branches des gouttes de pluie qui brillaient sous le soleil revenu. Humphrey le petit perroquet ne pensait qu’à une chose :
allait-il recevoir le cadeau demandé dans la lettre qu’il avait envoyée au Père Noël ? Il lui semblait que ce cadeau pouvait changer sa vie.
« Je suis un perdant ! geignait-il perché sur sa branche, avec des gouttes qui lui tombaient sur la crête, un perdant ! J’en ai marre à la fin ! Marre à la fin ! »
Mais pourquoi Humphrey se plaignait-il tout le temps ?
Eh bien le mercredi, il retrouvait ses copains de la jungle. Entre eux, il était convenu que chacun, à tour de rôle, propose un jeu auquel ils étaient tous tenus de
participer.
Une fois, ce fut à Léon le caméléon de choisir. Il leur avait fixé rendez-vous sur la petite plage nichée dans un bras de la rivière. Avec un petit sourire espiègle, il avait annoncé la couleur
- On joue à cache-cache !
Évidemment, à cache-cache, c’est Léon le caméléon qui les avait tous battus ! À la fin, Humphrey avait protesté.
- C’est de la triche !
- Pas du tout ! avait protesté Léon.
Tous avaient alors haussé les épaules, sauf Bouba le boa, qui n’avait pas d’épaules. Une autre fois, Esther la panthère les avait défiés à la course à pied. Et qui
avait gagné ? Esther, évidemment.
- C’est de la triche ! avait marmonné Humphrey.
- Pas du tout ! avait protesté Esther.
Tous avaient alors levé les yeux au ciel, sauf Bouba le boa qui, cette fois-là, était d’accord avec Humphrey. Une autre fois encore, Émile le crocodile avait suggéré une
partie de « 1, 2, 3 soleil ! ». Évidemment, Émile avait gagné, parce que pour voir un crocodile bouger ne serait-ce que d’un cil, il faut avoir l’œil !
- C’est de la triche ! avait ronchonné Humphrey.
- Pas du tout ! avait protesté Émile.
En voyant sa tête, tous avaient alors éclaté de rire en se tapant les mains sur les cuisses, sauf Bouba le boa, pour des raisons faciles à comprendre. Ainsi, chaque
mercredi, chez Humphrey, qui ne gagnait jamais, se renforçait la conviction qu’il ne gagnerait jamais. Le mercredi qui suivait le réveillon, c’était à lui d’inviter les copains.
La nuit de Noël fut agitée. Et si le Père Noël l’oubliait ? Se trompait de forêt ? De maison ? De cadeau ? De perroquet ?
Au matin, soulagé, il découvrit un paquet qui pendait à sa branche préférée. Comble de bonheur, il contenait le jeu espéré : Karaoperroquet, le karaoké des perroquets ! L’appareil diffusait des
chansons, puis on entendait les musiques sans les paroles. Il fallait les reprendre sans se tromper.
Le jour dit, les copains se présentèrent.
- À quoi on joue ? demandèrent en chœur Émile, Bouba, Touba, Esther et Léon.
- À Karaoperroquet ! annonça Humphrey avant d’expliquer les règles en quelques mots.
Il avait enfin trouvé son point fort car personne ne lui arrivait à la cheville quand il s’agissait de répéter les paroles d’une chanson ! Cela ne tarda pas à se vérifier. Sur “La danse des
perroquets”, il les surpassa. Sur “OK Senior Perroquet”, il les déprima. Sur “DJ Prosper Hockey”, il les acheva.
- J’ai gagné ! put-il enfin triompher pour la première fois.
Il était content, bien sûr, mais maintenant qu’il avait connu la victoire, il lui trouvait une saveur bizarre.
- C’est de la triche ! s’écria Émile le crocodile qui avait fini dernier.
La remarque fit sourire Humphrey, mais elle lui permit de comprendre ce qu’il ressentait.
- C’est vrai, je suis d’accord, dit-il alors.
Les copains en restèrent bouche bée. Même Bouba le boa qui avait une bouche, comme tout le monde. Humphrey poursuivit :
- Je propose qu’à l’avenir, celui qui choisit le jeu fasse l’arbitre. On ne sera jamais sûr de gagner, c’est vrai, mais au moins, on ne sera jamais sûr de perdre !
Après quelques instants de silence, les copains approuvèrent. Ils le firent en levant les bras en l’air.
Sauf Bouba le boa, mais qu’est-ce qu’on y peut ?
FIN
Une histoire écrite par Stéphane Daniel
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
0
-
Recommander
Mardi 15 décembre 2009
2
15
/12
/2009
20:22
Une boule de poils blanche rebondissait
près de Skimo le manchot. C’était son ami Griz l’ours polaire qui trépignait à l’approche de Noël.
- Allez ! grouille un peu, Skimo ! lui dit Griz.
- Je fais ce que je peux ! protesta Skimo.
Skimo, sur la glace, était beaucoup moins à l’aise que Griz qui pouvait, en plantant ses griffes, gambader à son aise. Lui, qui n’avançait qu’à petits pas,
semblait surtout chercher à ne pas tomber. Griz n’arrêtait pas de l’attendre, et Skimo de se dépêcher.
Mais tout allait changer après le réveillon, car Skimo, dans sa lettre au Père Noël, avait demandé un cadeau qui allait tout arranger : des patins à glace ! Ainsi
équipé, il irait aussi vite que Griz sur la banquise. Ensemble, ils allaient pouvoir élargir leur terrain de jeux et partir à la découverte de nouveaux coins.
Il ignorait que Griz, de son côté, avait demandé une luge au Père Noël. Mais luge ou patins, ils seraient enfin à pied d’égalité.
- Bon, je ne peux plus attendre, s’impatienta Griz, je rentre chez moi. On se voit à la première heure, demain, d’accord ?
- D’accord !
Un énorme flocon roulant sur la banquise, voilà à quoi ressemblait Griz qui s’éloignait. Skimo ralentit l’allure et s’engagea sur le chemin qui le
ramenait chez lui. Ce faisant, il passa près de la boîte aux lettres où, une semaine plus tôt, il avait glissé son précieux courrier. En s’approchant, il aperçut une tache étrange au pied de la
boîte.
Poussé par la curiosité, il s’approcha encore et faillit pousser un cri de désespoir. Sa lettre ! C’était sa lettre qui était prisonnière de la banquise.
Il se pencha pour l’attraper, mais son aile ne pouvait entamer l’épaisseur de glace. Il comprit en un instant ce qui s’était passé.
En ramassant le courrier, le facteur avait laissé tomber le sien, de la neige était tombée dessus, qui s’était ensuite transformée en glace, emprisonnant sa commande jusqu’au printemps.
Pour rejoindre sa maison, Skimo le manchot marcha encore plus lentement que d’habitude. Comme s’il était lui aussi pris dans la glace. Le soir, ce fut le cœur lourd qu’il prit part au repas de
réveillon, et la nuit qui s’ensuivit ne fut peuplée d’aucun rêve agréable.
Au matin, il se réveilla l’âme en peine. Sans y croire, il jeta pourtant un coup d’œil au pied de son lit, mais il n’y avait rien.
De son côté, à la même heure, Griz faisait des roulades au pied du sien. Ce n’était pas un mais deux cadeaux que le Père Noël lui avait apportés ! Le plus gros contenait la luge dont il rêvait, et
l’autre, des patins à glace. « Génial ! se dit-il, les patins à glace, c’est encore mieux que la luge ! On va bien s’amuser avec Skimo ! Je garderai les patins, et je lui prêterai la luge ! » .
Avec ses deux cadeaux, Griz se précipita chez le petit manchot. Il le trouva assis sur la glace, le bec posé sur le ventre.
- Qu’est-ce qui ne va pas ? s’inquiéta-t-il en lui posant une patte blanche sur l’épaule.
- Ma lettre au Père Noël n’est pas partie, et je n’ai rien reçu, répondit Skimo avec un filet de voix.
Griz resta un instant silencieux. Il pensa aux patins, il pensa à la luge, il pensa à son ami et prit immédiatement sa décision.
- C’est justement pour ça que je me suis dépêché de venir te voir ! dit-il en riant. Le Père Noël a dû se tromper, il m’a apporté ton cadeau en plus du mien. Tiens !
Et il tendit à Skimo la paire de patins à glace. Les yeux du petit manchot devinrent aussi grands que le cœur de son copain l’ours polaire.
- Des patins ! dit-il. Incroyable ! C’est exactement ce que j’avais demandé ! Et toi, tu as eu quoi ?
- Une luge.
- Tu n’auras plus besoin de m’attendre, maintenant ! reprit Skimo. On pourra même faire la course !
Skimo le manchot enfila ses patins et, avec l’aide de Griz, inaugura ses premières glissades. Entre deux rires, il flanqua une bourrade à son ami.
- Si tu veux, Griz, je te les prêterai !
FIN
Une histoire écrite par Stéphane Daniel
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
0
-
Recommander
Mardi 8 décembre 2009
2
08
/12
/2009
22:54
Claire l’étoile de mer était dans sa chambre, mais sa chambre était vaste comme l’océan. La surface des eaux
formait un plafond dansant qu’elle quittait rarement des yeux car, pour elle, l’océan n’était rien comparé à l’immensité du ciel qui tremblait par-dessus.
- Viens dans mes bras, ma chérie, dit sa maman qu’elle n’avait pas entendu venir dans l’épais silence des eaux. Je te sens rêveuse. À quoi penses-tu ?
- Raconte-moi encore le Père Noël, maman, répondit Claire.
- Eh bien, il va charger cette nuit son traîneau de jouets pour tous les enfants, s’envoler dans le ciel en se guidant aux étoiles et visiter chaque maison le temps d’une longue nuit.
- Même nous ?
- Bien sûr.
- Pourtant, nous sommes sous l’eau !
- Le Père Noël est un homme pour les hommes, un poisson pour les poissons, un oiseau pour les oiseaux, rien ne l’arrête et il n’oublie jamais personne.
- Je vois, dit Claire d’une petite voix.
Elle sembla hésiter, et poursuivit :
- Tu sais à quoi je rêve souvent, maman ? Je rêve de m’envoler pour devenir une de ces étoiles qui brillent et aident des milliers de marins à se repérer ! Oh oui ! comme j’aimerais, avec des
amies, former de drôles de dessins dans le firmament, des casseroles, des maisons, des croix, des cerfs-volants, des serpents… Quitte à ne pas briller tellement, d’ailleurs…
- Tu es une étoile de mer, Claire, répondit sa maman, et pour nous, la plus jolie de toutes. Ton ciel, c’est le fond de l’eau ! On ne peut rien y changer.
- Dommage, dit Claire.
Elle s’écarta légèrement.
- Est-ce que j’ai le temps de me promener encore un peu ?
- Oui, mais ne traîne pas trop, le Père Noël ne devrait plus tarder maintenant.
Sa maman partie, Claire agita de nouveau ses bras et frôla le sable des fonds. En se soulevant, il formait comme une traîne derrière elle. Les habitants de la mer étaient encore nombreux à cette
heure. Elle croisa même Célestin le requin et Audrey la raie.
- Si le Père Noël m’apporte mon costume de cow-boy, dit Célestin, tu voudras bien être mon étoile de shérif ?
- On verra.
- Chouette ! fit Célestin en disparaissant comme une torpille.
Et puis, petit à petit, l’océan se vida. Pour Noël, on se rassemblait en famille. Claire sentit que les eaux déjà sombres s’assombrissaient encore. La nuit qui tombait sur le monde semblait tomber
dans l’eau au goutte-à-goutte.
Elle s’immobilisa. Elle sentait autour d’elle comme une présence. Plusieurs fois, elle crut voir un éclair rouge fendre les eaux, trop rapide pour être un poisson.
Elle patienta encore, prise de curiosité. Combien de temps s’écoula ? Elle ne sut le dire. Mais soudain, une voix la fit sursauter sur son rocher.
- Merci, Claire.
Un homme en manteau rouge se tenait près d’elle. Une grosse barbe blanche flottait sous son menton au gré du courant. Derrière lui, un traîneau tiré par des rennes reposait sur le sable.
- Vous êtes le Père Noël ?
- En effet, petite étoile.
- Pourquoi m’avez-vous remerciée ?
- Parce que grâce à toi, les habitants de l’océan auront reçu leur cadeau !
- Je… je ne comprends pas…
- Le Père Noël a toujours besoin d’une étoile pour se guider. Quand on traverse le ciel, c’est toi qu’on voit au fond de l’eau, si lumineuse ! Tu m’as servi de repère. Et avec ton nuage de sable
derrière toi, tu ressemblais même à une étoile filante ! Bon, maintenant, c’est à moi de filer car j’ai encore un long voyage à faire. Joyeux Noël, Claire !
Le Père Noël grimpa sur son traîneau. Lorsque les rennes l’arrachèrent au sable, un nuage de bulles les accompagna. Puis tout redevint comme avant.
Sauf Claire, qui était devenue une étoile de mer… du berger.
FIN
Une
histoire écrite par Stéphane Daniel
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
0
-
Recommander
Mardi 1 décembre 2009
2
01
/12
/2009
22:51
C'est la petite lecture du mercredi !
Ce matin, le Papa de Bigoudi s’est levé le premier. Il a l’air tout joyeux, et
du fond de son lit, la petite souris l’entend qui chantonne en prenant son petit-déjeuner. N’y tenant plus, elle saute à son tour dans ses chaussons et court dans la cuisine.
- Bonjour Papa ! lui dit-elle en lui faisant un gros bisou sur la joue. Pourquoi est-ce que t’es tout content comme ça ce matin ?
- Comment ça, ce matin ? Tu trouves que je n’ai pas l’air content les autres matins ? répond son papa en tirant sa moustache.
Bigoudi se dit qu’il faut peut-être mieux ne pas répondre à ce genre de question. D’ailleurs, son Papa n’y pense déjà plus. Aujourd’hui, ce n’est pas un dimanche comme les autres, c’est le jour où
toutes les souris du village doivent aller choisir les sapins qui décoreront leur maison pour Noël.
- Maintenant que tu es grande, Bigoudi, tu vas m’accompagner dans la forêt pour choisir notre sapin. Il faudra qu’il soit beau et solide. Nous le mettrons au milieu du salon, et bientôt, tu pourras
le décorer pour qu’il soit encore plus joli.
Bigoudi saute de joie. Jamais encore elle n’est allée jusqu’à la grande forêt qui borde le village. Son Papa doit la trouver vraiment grande pour lui permettre de l’accompagner aussi loin. Alors,
ce matin-là, Bigoudi décide de s’habiller toute seule. Elle met son gros pull de laine, ses grandes chaussettes et sa belle salopette en velours rouge. Puis, il ne lui reste plus qu’à enfiler ses
grosses bottes fourrées, son beau bonnet à pompon, et la voilà partie!
Dans la neige, Bigoudi et son Papa ne marchent pas très vite. Ils ont emmené avec eux une grande luge qu’ils tirent avec une ficelle. La petite souris aimerait bien grimper dessus pour s’amuser,
mais peut-être est-elle trop grande maintenant pour se laisser aller à de tels jeux. Ce ne serait pas très sérieux... Soudain, une grande descente apparaît au détour du chemin. Le Papa de Bigoudi
n’hésite pas une seconde :
- Vite Bigoudi ! Saute sur la luge ! Regarde-moi cette belle descente que nous allons faire... Youpiiiiii !
A la grande surprise de la souricette, son Papa s’amuse tout autant qu’elle, et, peut-être même encore plus. La luge glisse à toute vitesse sur la piste de neige. Quelques lapins, effrayés,
détalent à toutes pattes sur leur passage. Puis arrive un virage.
- Yaooouhhhh !!!! crie le Papa de Bigoudi en se penchant sur le côté pour faire tourner la luge. Mais la conduite de ce drôle d’engin n’est pas aussi facile qu’il le croit. La luge vire tant et si
bien que... patatras ! Le Papa de Bigoudi se retrouve les pattes en l’air et le museau planté dans la neige. La petite souris, elle, est tombée sur son derrière sans se faire le moindre mal. Elle
n’a jamais tant ri. Son Papa, lui, n’a plus l’air de s’amuser autant. Son bonnet est tout de travers sur sa tête, et ses oreilles sont pleines de neige.
- Bon. Je crois que nous allons continuer à pieds, dit-il en se relevant. Nous sommes presque arrivés.
Bientôt, en effet, les premiers sapins apparaissent. De nombreuses souris sont déjà au travail. Certaines en choisissent de très grands, qu’elles ont beaucoup de mal à couper et à emporter
sur leur luge. D’autres préfèrent prendre les plus petits, pour les planter délicatement dans un grand pot rempli de terre et les garder vivant. Bigoudi avance un peu plus loin en tenant son Papa
par la patte. Tout à coup, elle s’arrête. Elle vient de trouver ce qu’ils sont venus chercher: un beau petit sapin, caché sous les branches d’un autre beaucoup plus grand. Son tronc est bien droit,
ses aiguilles toutes vertes, et de toute sa vie, Bigoudi croit bien n’en avoir jamais vu d’aussi joli.
- C’est celui-là Papa ! C’est celui-là que je veux ! » annonce t’elle en montrant le petit arbre du doigt.
- D’accord ! C’est un très bon choix, Bigoudi. Il ne nous reste plus qu’à l’emmener... La petite souris est très fière du compliment que son Papa vient de lui faire. Elle se dresse sur ses
petites pattes, prend son air le plus important, et s’approche de son sapin pour en faire le tour. Pendant ce temps, son Papa prépare la luge, les cordes, et le petit pot de terre qu’il a apporté
pour replanter l’arbre. Bigoudi l’observe du coin de l’œil.
Mais brusquement, une chose tout à fait inattendue se produit. Le petit sapin bondit sur deux pieds minuscules, et court se cacher derrière le tronc du grand sapin qui est à côté de lui.
- Maman! J’veux pas y aller ! » pleure t’il en se serrant tout contre le gros tronc.
La Maman sapin a l’air très en colère contre Bigoudi. Au milieu de ses branches, deux gros yeux la regardent méchamment. La petite souris ne sait plus où se mettre.
- Papa ! J’veux plus de sapin ! » crie t’elle en courant se réfugier dans les bras de son papa.
- Mais enfin Bigoudi, ce n’est pas possible ! Nous devons avoir un sapin pour Noël, tu sais bien... Tu pourras le décorer...
- Non ! Non ! Non ! J’ai plus envie ! répond la petite souris en secouant très vite la tête de droite à gauche. J’ai plus envie du tout. Le Papa de Bigoudi n’y comprend rien. Finalement, peut-être
aurait-il mieux fait de ne pas l’emmener. Elle est encore trop jeune, pense t’il.
Bigoudi aimerait bien lui expliquer ce qu’elle a vu, mais le petit sapin, un peu rassuré, a déjà repris sa place. Il ne la croira jamais...
- Tu sais Papa, dit-elle, j’ai bien réfléchi. Comme c’est la première fois que je viens avec toi choisir le sapin de Noël, je voudrais faire quelque chose d’un peu spécial pour fêter ça. J’ai pensé
que cette année, on pourrait venir le décorer dans la forêt par exemple, et pas dans le salon. Comme ça, le Père Noël le verra d’encore plus loin... Et puis, tous les animaux de la forêt pourront
en profiter aussi !
Le Papa de Bigoudi est bien un peu étonné par cette drôle d’idée, mais la petite souris a l’air tellement contente tout à coup, et elle insiste tant, qu’il finit par céder. Promis ! Demain, ils
reviendront dans la forêt pour décorer le sapin. Après tout, c’est vrai que les autres animaux ont bien le droit de profiter d’un beau sapin tout décoré eux aussi... C’est plutôt une bonne idée
tout compte fait! pense le papa de Bigoudi.
Bigoudi n’est pas complètement sûre, mais au moment de remonter sur la luge, elle s’est retournée vers son petit sapin. On aurait dit qu’il lui faisait au revoir avec l’une de ses branches...
Viviane Cuny.
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
3
-
Recommander
Mardi 24 novembre 2009
2
24
/11
/2009
20:54
Cet après-midi, il n’y a pas d’école. Et il fait tellement froid dehors que Bigoudi
a décidé de rester à la maison. Ca tombe plutôt bien d’ailleurs, car il est grand temps qu’elle écrive sa lettre pour le Père Noël. Voilà des mois qu’elle rêve à tout ce qu’elle va lui demander :
un nouveau vélo, un tricotin pour faire une écharpe à sa poupée, un chat en peluche pour ranger son pyjama... la liste risque d’être longue !
Pour un travail aussi sérieux, la petite souris n’hésite pas à s’installer sur le grand bureau de son papa. A deux mains, elle repousse tous les papiers, et pose devant elle sa belle feuille toute
bleue, ornée de décorations de Noël. Dans le pot où son papa range tous ses stylos, elle choisit un beau crayon de bois et se met à l’ouvrage :
« Cher Père Noël... » écrit-elle de sa plus belle écriture. C’est un bon début. Les lettres s’étalent, bien droites, entre deux petits bonhommes de neige. Bigoudi admire son travail d’un œil
satisfait, puis se penche à nouveau sur sa feuille en tirant un peu la langue pour mieux s’appliquer.
« Pour Noël, je voudrais que tu m’apportes... »
Le crayon se met à courir sur le papier :
« ...une petite fille bien sage, une voiture neuve et une belle cravate rouge à pois blancs ! »
Bigoudi n’en revient pas. Ce n’est pas du tout cela qu’elle veut ! Qu’est-ce qu’il lui prend d’écrire des choses pareilles ? La petite souris secoue la tête, attrape la gomme et efface les
dernières lignes qu’elle a écrites. Il s’agit de faire un peu plus attention cette fois-ci.
Au moment où elle s’apprête à écrire à nouveau, son papa entre dans la pièce. Il est tout noir, du bout des pattes jusqu’à la pointe des oreilles. Il est venu chercher des habits propres pour se
changer et est de très mauvaise humeur.
- « Cette fichue voiture est toujours en panne ! Cela fait plus d’une heure que je trifouille dans son ventre, et il n’y a toujours pas moyen de la démarrer. J’espère au moins que pendant ce
temps-là tu ne fais pas de bêtises, Bigoudi ? »
- « Non, répond la petite souris. Je suis en train d’écrire ma lettre pour le Père Noël, et il se passe même de drôles de choses, tu sais... »
- « Ah oui ? C’est bien, c’est bien... »
De toute évidence, le papa de Bigoudi est un peu trop énervé pour l’écouter. La petite souris décide alors de changer de crayon. Dans la cuisine, sa maman en a un qui est très joli, avec lequel
elle prépare ses listes de commissions. Bigoudi court vite le chercher pendant que sa maman est occupée à étendre du linge dans le jardin.
« Cher Père Noël, recommence t-elle, je voudrais que tu m’apportes... »
« ...une petite fille bien sage, une fée qui m’aide à faire le ménage et des boucles d’oreilles en or.»
Cette fois, c’est très fort ! Elle n’a jamais eu l’idée de demander ça... D’ailleurs, quel petit enfant aurait l’idée saugrenue de commander une petite fille bien sage au Père Noël ! Pffff ! Mais
alors, pense la petite souris, comment se fait-il que le crayon écrive de telles bêtises ? Comme s’il allait lui répondre, Bigoudi retourne le crayon vers elle et le regarde droit dans la mine en
fronçant les sourcils. Le crayon ne bouge pas et ne répond pas davantage.
- « Eh bien tant pis pour toi ! se fâche la petite souris. Puisque c’est comme ça, je vais chercher mon crayon à moi ! Je suis sûre qu’il n’écrira pas n’importe quoi comme vous deux, lui au moins !
»
Bigoudi est très en colère. Elle pose les deux crayons sur le bureau de son papa et va chercher sa trousse tout au fond de son cartable. Quand elle revient, on dirait que les deux crayons qui
écrivent n’importe quoi se sont rapprochés l’un de l’autre. Ils ont l’air vexé et font grise mine. Mais Bigoudi a mieux à faire que de s’occuper d’eux.
« Cher Père Noël, se lance t’elle une nouvelle fois. Pour Noël, je voudrais que tu m’apportes... »
« ... un nouveau vélo, un tricotin ... »
Cette fois, tout se passe comme elle veut, et une petite heure plus tard, sa lettre est terminée. Le Père Noël aura de la lecture avec tout ce qu’elle a demandé ! Bigoudi glisse sa lettre dans une
belle enveloppe, toute bleue elle aussi, et pose le tout, bien en évidence sur la cheminée. Tout à l’heure, quand elle ira se promener, elle la postera dans la grosse boîte aux lettres sur la place
du village.
Le soir venu, juste avant de s’endormir, la petite souris repense à cette drôle d’aventure qui lui est arrivée avec les crayons cet après-midi. Elle n’a pas osé en parler à ses parents après le
dîner car ils avaient l’air très fatigué tous les deux. Son papa rouspétait encore après la voiture qu’il n’arrive pas à réparer et sa maman rêvassait en feuilletant un catalogue de bijoux. C’est
bizarre quand même cette histoire, non ?
cette histoire est tirée de contes de noël trouvés par hasard sur le net
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
6
-
Recommander
Mardi 17 novembre 2009
2
17
/11
/2009
21:17
Le rêve de Lulu, c'est de devenir chevalier.
Il est tout petit, mais avec sa mini épée et sa passoire sur la tête, il s'entraine tous les jours malgré les railleries des autres lutins.
Un jour qu'il est en plein entrainement, un cri retentit :
- Un dragonnnnnnnnnn !
Tous les lutins affolés courent de tous les côtés pour se chercher un abri. Lulu voit la fumée à l'autre bout de la forêt. C'est bien le dragon qui approche ! Alors il réunit les lutins les plus
forts et demande :
- Qui est volontaire pour combattre le dragon avec moi ?
Tous les lutins baissent la tête et regardent leurs pieds, l'air géné.
Courageusement, Lulu replace sa passoire sur sa tête et part en direction du dragon. Plus il avance et plus son coeur bat vite.
- Tu es un chevalier, oui ou non ? se dit-il pour se donner du courage.
Soudain, le dragon se trouve devant lui, crachant le feu par ses narines dilatées.
- Arrière, Dragon, ou je t'embroche ! crie Lulu.
Mais avec une épée si petite, impossible ! Lulu fait des efforts incroyables pour atteindre sa cible mais ne réussit qu'à chatouiller le dragon qui se tortille de rire.
Cela donne une idée à Lulu qui commence à lui raconter des blagues. Le dragon est si content qu'il lui en demande toujours une autre. Lulu propose alors :
- D'accord mais tu promets de ne plus faire peur aux lutins !
- à une condition, répond le dragon, c'est que tu viennes chaque soir me faire rire avec tes histoires.
Lulu repart vers sa hutte pour raconter son exploit. Personne ne le croit !
- Demain, suivez-moi et vous verrez ! leur dit-il.
Le lendemain soir, Lulu part à son rendez-vous, suivis par ses congénères qui entendent le dragon rire aux éclats à chaque nouvelle histoire de Lulu. Un par un, ils sortent de leur cachette pour
applaudir. Et depuis, toute la forêt s'exclame :
- Vive Lulu le plus grand chevalier..... du rire !
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
3
-
Recommander
Vendredi 30 octobre 2009
5
30
/10
/2009
17:55
Le dieu Ea, dieu de l'Univers, qui sait tout et dont la sagesse n'a pas de borne, eut un jour l'idée de se donner un serviteur qui ne serait pas un
dieu, ni un homme ordinaire. Il voulait un serviteur habile, savant et pieux, sur lequel il pourrait compter et à qui il confierait les tâches les plus difficiles.C'est ainsi que naquit une
créature qu'il appela Adapa.
Par son apparence, Adapa était un homme comme les autres, mais il possédait la science de toutes choses. Pour tous, il était un prêtre d'Ea, célébrant les cérémonies et sacrifices en l'honneur de
son dieu. Mais en plus de ces fonctions, Adapa en accomplissait d'autres. C'est lui qui préparait la nourriture du dieu, car en plus de posséder toutes les sciences et tous les arts, il était bon
cuisinier et bon boulanger. Parfois il allait à la chasse et à la pêche et découvrait les proies les plus délicieuses.
Un jour qu'il était à la pêche et que les poissons commençaient à affluer, le ciel se couvrit et un violent ouragan s'abattit sur lui. Adapa qui pouvait voir ce que les hommes ordinaires
n'aperçoivent pas, reconnut l'Oiseau de la tempête dans le ciel, et c'était son ombre qui assombrissait le ciel, et c'était ses ailes qui déclenchaient cette tempête. Adapa, d'habitude si maître de
lui, entra dans une colère noire. L'Oiseau fit alors chavirer la barque et Adapa le maudit :
- Que tes ailes se brisent comme elles ont brisé ma barque !
Sur ces mots, les ailes de l'Oiseau se brisèrent et la nature retrouva instantanément son calme. Mais au bout de quelques jours, le calme régnait toujours. Pas un souffle d'air pour rafraichir les
journées.
Les dieux se réunirent pour demander pourquoi le vent ne soufflait plus sur terre comme sur mer et apprirent que c'était la faute d'Adapa, qui avait brisé les ailes du vent. Le grand dieu Mardouk
entra dans une grande colère, comment une créature subalterne avait pu oser troubler l'ordre du monde. Il ordonna qu'on lui amenât le coupable.
Ea qui se doutait du sort qui serait réservé à son serviteur, lui donna pour instruction de prendre le deuil et de dire qu'il venait chercher les dieux qui avaient disparu de la terre et avaient
emmené avec eux le vent. Il devrait aussi refuser toute nourriture et boisson des dieux, qui le feraient périr.
Aussi quand le grand dieu Mardouk lui demanda pourquoi il avait brisé les ailes du vent, il expliqua simplement qu'il avait maudit l'Oiseau parce qu'il avait brisé sa barque et avait failli le
faire périr. Mardouk, voyant Adapa porter le deuil des dieux qui avaient déserté la terre, décida qu'Adapa serait désormais un dieu et qu'on lui servit les nourritures et les nectar des
dieux.Adapa, se souvenant des instructions de son maître, refusa tous les mets qu'on lui présenta. Mardouk le jugea indigne d'être un dieu et le fit raccompagner sur terre.
Adapa reprit son service auprès du dieu Ea, tout en se demandant si Ea ne l'avait pas abusé pour garder son esclave. Il se demandait quelquefois ce qui se serait passé s'il avait accepté la
nourriture des dieux, mais comme il était très raisonnable et qu'il savait qu'une occasion perdue ne se représente jamais, il retournait à ses fourneaux pour combler son dieu qui était friand de
gourmandises.
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
1
-
Recommander
Mardi 20 octobre 2009
2
20
/10
/2009
20:15
Petite histoire du mercredi ( tirée d‘un magazine pour enfants … ...sages )
Trop, c’est trop ! Le petit coq a encore réveillé les poules beaucoup trop tôt, ce matin.
- Cocorico, cocorico ! Je ne supporte plus ce coq ! proteste la poule grise.
- Sa voix est jolie mais il exagère, il fait encore nuit ! répond la poule rousse.
- S’il chante encore une fois, je change de poulailler ! rétorque la poule noire.
Le petit coq ricane et reprend de plus belle :
-Cocorico ! Je suis content car je pars en vacances, en Espagne.
Olé ! Vous allez avoir la paix !
Et sur ces mots, il tourne les talons et s’éloigne, son baluchon sur l’épaule. Arrivé en Espagne, il attire très vite l’attention des poules espagnoles. L’une d’elles lui demande :
- Chante-nous une chanson, petit coq français !
Le petit coq gonfle ses plumes et chante : « Cocorico ! ». Au lieu de le féliciter, la poule espagnole lui dit :
- Cocorico ? C’est ridicule ! En Espagne, les coqs chantent
« Kikiriki ! ». Et c’est bien plus joli !
Vexé, le petit coq décide de quitter l’Espagne et d’aller en Russie. Là aussi, son beau plumage fait un carnage, et à la demande d’une poule russe, il lance son incroyable « Cocorico ! ».
Et là encore, au lieu de l’applaudir, la poule lui rétorque :
- Espèce de rrrigolo ! Chez nous, on dit « Koukerrikou ! » c’est tout !
C’est à nouveau vexé que le petit coq part au Japon. Il pousse un formidable « Cocorico! » devant des poules japonaises, qui en ont les plumes qui se hérissent :
-Mais ça ne veut rien dire ! Dans notre honorable pays, les honorables coqs chantent « Kokékokkoo ! ».
Cette fois, furieux, le petit coq reprend son baluchon et dit :
- Mes vacances sont finies ! Je rentre en France !
De retour au poulailler, le coq retrouve les poules grise, rousse, et noire. Toutes les 3 sont bien calmes, elles ont bien dormi ces dernières nuits.
- Vous aviez raison, mes poulettes, mon cocorico n’est pas beau ! À partir de demain, je chanterai beaucoup plus tard et ainsi, vous pourrez dormir.
Là-dessus, le petit coq s’endort. Les voyages l’ont bien fatigué. Et depuis ce jour, la paix règne dans le poulailler…
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
5
-
Recommander
Jeudi 15 octobre 2009
4
15
/10
/2009
08:59
Laura adore donner à manger aux canards qui nagent dans l'étang. Quand elle leur lance des petits morceaux
de pain, les canards se précipitent en criant : Coin, coin ! coin, coin !
Mais voilà qu'en nageant trop vite, un bébé canard perd une petite plume...
Toute légère, la petite plume s'envole dans le ciel, puis tombe dans un jardin, sur le dos d'un maman fourmi qui cherchait à manger pour ses bébés fourmi :
- oh ! que se passe-t-il ? je ne vois plus rien !
Et avec ses pattes, la fourmi soulève la petite plume qui s'envole de nouveau...
Toute légère, portée par la brise, la petite plume virevolte dans le jardin et se pose un instant sur le dos d'un hérisson. Quel drôle de déguisement pour un hérisson ! celui-ci a beau se secouer
dans tous les sens, la plume reste accrochée dans ses épines. Il se roule par terre, et là, la petite plume reprend son vol...
Toute légère, la petite plume vole, tourne au gré de la brise, et retombe sur le nez d'un pêcheur :
- Atchoum, atchoum ! fait le pêcheur, en chassant de son nez d'un geste de la main, la petite plume qui repart de plus belle...
Toute légère, la petite plume parcourt un long chemin dans les airs et tout en virevoltant, elle revient vers l'étang et se pose sur le bras de Laura.
La petite fille regarde la plume, sourit, range la plume dans son sac et dit :
- merci le canard de me donner un si joli cadeau !
Par phymar
-
Publié dans : contes
-
5
-
Recommander
Mardi 6 octobre 2009
2
06
/10
/2009
09:24
Ce fut à peine si Félicien s’en aperçut,
tellement il était anéanti. Un hennissement formidable le rappela à lui :
_ Hi, han !
Ils se trouvaient sur une petite esplanade, au bord d’un précipice. L’ânier distingua une grotte. Il trembla. Il savait que les fées habitaient en haut de la montagne, dans une grotte, et il
ne tenait pas du tout à revoir celle qui lui avait donné un avertissement. Il n’avait pas respecté son serment envers son âne. Mais comment se sauver ? Il n’y avait aucune issue possible, à part se
jeter dans le vide du précipice.
A ce moment-là; la grotte s’éclaira et de longues lianes l’enlacèrent pour le tirer à l’intérieur. Il avança avec Grison et pénétra dans une salle, grande comme le cœur d’une cathédrale,
scintillante comme le cristal. Mais Félicien n’était pas de cœur à s’émerveiller, devant lui, l’attendait, tel un juge, la fée rencontrée quelques temps plus tôt.
_ Tu as été surpris une première fois en flagrant délit de cruauté envers ton brave animal qui te servait s’en se plaindre, lui dit la fée. Tu as ensuite ignoré ton serment. Pour ta punition, tu
vas subir une métamorphose.
_ Tu vas donc avoir l’aspect d’un âne !
À ces mots, Félicien tomba à genoux et supplia la fée de lui pardonner.
_ Non, pas en âne ! Je serai bon, plus jamais je ne frapperai mon âne et je le traiterai comme un frère.
La fée resta impassible.
_ Et tu auras un maître aussi dur que tu l’as été. Tu porteras des charges trop lourdes, ta mangeoire restera désespérément vide, et si l’envie te prend de dévorer quelques herbes au bord des
chemins, c’est d’une volée de coups que tu te rassasieras. Et ceci jusqu’à la fin des temps !
Tandis que la fée énonçait sa sentence, Grison, qui n’ignorait rien des misères de la vie des ânes, sentit fondre en lui sa rancune. Il plaida pour son bourreau et implora la clémence de la fée.
Lui qui savourait tout à l’heure sa vengeance, suppliait maintenant pour qu’on les laissât vivre comme avant, même s’il devait subir les mauvais traitements de son maître.
La fée, émue par tant de générosité, voulut en tenir compte.
_ Parce que ta victime a parlé en ta faveur, je t’accorde une chance. Si tu rencontres un homme capable d’une pitié égale à celle dont vient de faire preuve ta victime, alors tu reprendras ta forme
d’homme.
Le nouveau destin de Félicien commençait…
À votre avis, qu’est-il advenu de Félicien ? A-t-il retrouvé son apparence d’homme ou erre-t-il toujours dans sa peau d’âne, à la recherche d’un humain au coeur brave, capable de s’attendrir sur sa
misérable vie d‘âne, pour retrouver sa forme d’homme ?
Alors, chaque fois que vous croiserez un âne, appelez-le " Félicien ! ", et s'il se retourne, offrez-lui une petite gâterie, il en a bien besoin !
Par phymar
-
Publié dans : contes
5
-
Recommander